TEMPÉRATURE/Politique : Mais que fait DOLOGUÉLÉ avec l’encombrant BOZIZÉ ?

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Par Firmine YABADA

PARIS [LNC] – Il s’était déplacé à Bossangoa pour être adoubé par François Bozizé le 16 courant. Pourtant, la veille, comme débouté par la Cour Constitutionnelle, François Bozizé n’avait pas souhaité soutenir un candidat de la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) plutôt qu’un autre. Que s’est-il passé en 24h ?

François Bozizé qui avait pris le pouvoir par la force en 2003, était déjà un personnage sulfureux. Réputé ne respectant jamais sa parole donnée (selon le président tchadien Idriss Deby), et surtout, responsable de centaines et de centaines de meurtres violents de centrafricains. Comme Charles MASSI que le Tchad lui avait “livré” pieds et poings liés, qu’il fera torturé jusqu’à la mort.

Bozizé qui ne veut pas mourir politiquement cherche à rebondir par tous les moyens. Et comme il rend son ancien premier ministre la cause de ses maux – pour lui, c’était Touadera qui avait dicté à la Cour Constitutionnelle sa décision de l’invalider – voyait en Dologuélé le candidat idoine pour l’aider à se venger. Les deux hommes ayant en commun une même haine farouche de Touadera. Qu’en passant, en privé, Dologuélé qualifie d’usurpateur, de tricheur, et autres noms de volatiles.

DOLOGUÉLÉ SANS MORALE POLITIQUE NI CONSCIENCE

Dologuélé durant la conférence de presse suivant le soutien de Bozizé déclarera : “C’est une très grande joie, une fierté, parce que, avoir le soutien du président Bozizé, et du parti Kwa Na Kwa, c’est deux gros soutiens. […] C’est une très grande nouvelle et je m’en réjouis.”

Ainsi, du point de vue de Dologuélé, c’était là une occasion de profiter de la machine de guerre électorale du KNK pour consolider sa candidature, et de s’assurant des votes de l’ethnie de Bozizé. Les votes en Centrafrique sont essentiellement  tribaux.

Dologuélé ne s’est pas dédit à la connaissance des graves accusations de putsch contre Bozizé.

Si l’argent n’a pas d’odeur, les soutiens politiques non plus.

Firmin N’GREBADA QUI S’EN MÊLE

Avant hier soir,  sur les ondes de Radio Centrafrique, le premier ministre soûlard déclarait : « celui ( Dologuélé) qui a signé l’accord politique avec François Bozizé doit être aussi arrêté et ses alliés politiques connus aussi.»

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