Centrafrique : une nouvelle vague de violence suspend l’éducation d’un enfant sur deux à travers le pays

UNICEF / UN0149460 / Sokhin FILE PHOTO: Des enfants se rassemblent à l'école du village de Ndenga, à 30 kilomètres de Kaga Bandoro, en République centrafricaine. Depuis octobre 2017, les affrontements violents et les tensions intercommunautaires alimentés par des groupes armés n'ont cessé d'augmenter en République centrafricaine (RCA).

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Déclaration conjointe de la Coordonnatrice humanitaire de l’ONU Denise Brown et de la représentante de l’UNICEF Fran Equiza

BANGUI, 23 février 2021 –  «Nous sommes extrêmement préoccupés par l’impact de la récente escalade de la violence en République centrafricaine sur l’éducation de centaines de milliers d’enfants à travers le pays.

«Quelques mois seulement après leur retour à l’école, suite à la fermeture en raison de la pandémie du COVID-19, les enfants voient à nouveau leur éducation interrompue. Depuis décembre dernier, l’augmentation de la violence a entraîné la fermeture, l’occupation ou l’endommagement d’écoles dans 11 des 16 préfectures du pays, touchant un enfant sur deux.

«À ce jour, au moins 26 écoles à travers le pays sont toujours occupées par des groupes armés et 999 ne sont pas opérationnelles en raison des combats. La moitié des enfants du pays ne sont pas scolarisés suite au conflit.

«Ces violations privent les enfants en République centrafricaine de leurs droits fondamentaux à avoir une éducation, à se faire des amis dans la sécurité des salles de classe, et à développer les compétences dont ils ont besoin pour construire un avenir meilleur pour eux-mêmes et leurs communautés. C’est inacceptable.

«Nous restons déterminés à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement, nos partenaires de mise en œuvre et les communautés pour garantir la réouverture et la réhabilitation des écoles sans plus tarder.

«Dans l’intervalle, nous soutenons les efforts visant à garantir que les enfants contraints de rester à la maison aient accès à des solutions d’apprentissage alternatives, telles que l’éducation par radio, et que des espaces d’apprentissage temporaires soient disponibles pour ceux qui ont dû fuir leur domicile.

«Nous exhortons les groupes et les forces armés à protéger les étudiants, les enseignants et les acteurs humanitaires, à respecter les écoles en tant que zones de paix et refuges pour l’apprentissage, conformément à leurs obligations au titre des droits humains internationaux et du droit international humanitaire.

«Les enfants ne peuvent plus se permettre de suspendre leurs études.»