Centrafrique : Les FACA, démissionnaires face au feu, une armée de ‘pinpins’

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Par Gilles DELEUZE

BANGUI [LNC] – Hier jeudi, devant le Conseil de sécurité, la ministre des affaires étrangères centrafricaine Sylvie Baïpo-Temon, soutenue par la Chine et la Russie, avait réclamé « la levée totale de l’embargo sur les armes lourdes » imposé au pays. Les occidentaux eux, la France en tête s’y sont de nouveau opposé. Mais une levée d’embargo pour quelle armée centrafricaine ? Pour de nombreux observateurs, elle n’existe pas. Hier, Mankeur N’DIAYE le chef de la MINUSCA enfonçait le clou : “Cette armée fuit face aux combats.”

Rien de nouveau sur le sujet, et même secret de polichinelle. Les forces armées centrafricaines ne sont pas au niveau, malgré des formations par l’Union européenne et des forces russes.

D’ores et déjà, il faut savoir que contrairement aux propagandes officielles, depuis décembre 2020, suite aux attaques du CPC, seuls 300 militaires centrafricains, pour un total de 2.600 ont été déployés sur le terrain. 

Pour Mankeur N’DIAYE,  ces soldats n’ont aucune expérience du combat, et “souffrent d’une trop faible chaîne de commandement et d’un manque de sanctions.” « La résultante est la grande désertion observée lors des premiers assauts des rebelles ».

Pour une source militaire de la MINUSCA, « C’était la débandade, les militaires ont fui, déposé les armes ou se sont réfugiés dans les camps de casques bleus.” Pour une autre source : “A part rouler des mécaniques à Bangui, ils ne sont pas efficaces.”

Enfin, d’un politicien proche du pouvoir centrafricain : “Les généraux nommés l’ont été plus pour leurs affinités avec le gouvernement, et leur docilité, que pour leurs compétences militaires. Cela ne pouvait être que la catastrophe dans les combats.”

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