CHRONIQUE/”On va ouvrir une enquête” telle est la sempiternelle rengaine du gymkhana judiciaire de Bangui

Par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE

Le refrain est tellement populaire qu’il est devenu la tasse de thé de toute la commune renommée à Bangui.Quasiment tous les Centrafricains s’en prennent à cœur joie pour répéter ironiquement ce refrain de nos jours.

D’ailleurs, certains fils et filles du pays s’amusent même à répertorier le nombre des enquêtes ouvertes par le procureur de la République depuis le début de la crise actuelle… A force de dénombrer les crimes odieux et les enquêtes diligentées par le procureur,ces

Centrafricains s’interrogent ouvertement sur la suite de chaque procédure judiciaire. Il est aisé de reconnaître que plusieurs enquêtes ont été ouvertes par le procureur de la République ces temps-ci (enquête sur le charnier de la colline du bas Oubangui, celui du Camp Béal, les assassinats du Magistrat Modeste Bria et du Dr Kalité…) sans que les familles des différentes victimes ne soient fixées sur la procédure judiciaire jusqu’à nos jours.

De plus en plus des Centrafricains s’interrogent à haute et intelligible voix sur l’existence réelle des Anti Balakas qui étaient capturés à Bangui au lendemain de l’affrontement du 5 décembre 2013 et remis par Djotodia au procureur de la République sous la grille médiatique de la Communauté Internationale.
En plus, que peut-on retenir de la procédure judiciaire sur le récent assassinat du Conseiller parlementaire ?
Le procureur de la République ne peut-il pas étayer la lanterne de tous les Centrafricains sur les différentes enquêtes diligentées par son cabinet jusqu’à nos jours ?

La justice centrafricaine est-elle impuissante ou couarde ?
Est-ce une justice des vainqueurs? Tels sont les questionnements qui taraudent à tout va l’esprit de la Centrafrique profonde.
Une chose est sûre, la justice reste et demeure le socle de la paix en Centrafrique.

Rodrigue Joseph Prudence MAYTE
Chroniqueur , Polémiste
mayterodrigue@yahoo.fr
Angers, France