Centrafrique : Bangui piscine, comme d’hab’

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Par Albert Mahamat FALL

N’DJAMENA [LNC] – Bangui étant dans une cuvette sous les collines verdoyantes du dit “Bas-Oubangui”, et donc étant candidate privilégiée pour des inondations par les eaux. Sous la colonisation, le quartier Lakouanga, un modèle d’architecture urbaine à l’époque, était traversé par un canal d’évacuation des eaux de la ville vers le fleuve Oubangui. Bokassa à partir de 1967 étendra le tout à l’égout dans la ville, en évitant ainsi de voir la capitale se transformer en piscine olympique après chaque tombée de pluie. Depuis, le canal de Lakouanga est devenu une déchetterie pour les indigènes, et donc est bouché d’immondices. Et même topo pour le reste en absence de service de voirie, plus en cours depuis 1964. Dimanche dernier, des pluies diluviennes ont arrosé la ville, c’était piscine !

Le même scénario avec toujours les mêmes images de désolation. Des maisons sous les eaux, des routes anéanties (avenue des Martyrs, etc…), des voitures contraintes de nager, plutôt que de “rouler”.  Et le phénomène atteindra même la banlieue de Bangui au PK10 à la sortie nord de la cité.

ILS FONT QUOI ?

Absence d’anticipation des autorités locales et de la ville. Elles savent pourtant pertinemment qu’à chaque saison des pluies – qui dure 6 mois, préçisons-le – Bangui est inondée. Mais aucune initiative depuis 1980 pour endiguer, ce qui ne date pas d’hier, n’est prise dans le sens de la prévention. On laisse faire.

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