ANALYSE : Quand la France perd la main en Centrafrique, elle inonde les media de “Fakenews”

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Par Aline M’pangba-Yamara
Rédactrice en chef de LNC
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PARIS [LNC] – Quand le coq Macron levait sa crête pour s’en prendre à la Russie, Poutine en réponse d’ironiser en privé : “La France ? Il nous faut seulement 8 heures pour la détruire. Le temps d’arriver.” Et à raison, un combat Franco-Russe (rien à voir avec le célèbre entremet culinaire du même nom), n’aurait aucun sens. L’ours écraserait le coq en moins de temps qu’il ne faudra le dire. Théâtre de leur opposition ? Ce bout de terre, pourtant sans intérêt, le plus pauvre du monde qu’est le Centrafrique. Mais, pour les gaulois, c’est une question de principe, c’est sa chose, sa colonie à vie, son pré-carré, et pas touche. Pour les russes, cela entre dans leur stratégie géopolitique en Afrique d’élargissement de leur zone d’influence. Mais si face aux russes la France est une naine, il en va autrement de la puissance médiatique. Tous les media français orientés Afrique, n’ont qu’un but : La défense des intérêts français, de l’Afp à RFI en passant par France 24. Et en RCA, à coups de milliers de F CFA, des blogs et media font le job : Dire le plus de mal possible des russes, quitte à inventer. Comme ce hoax de fourniture de mines anti-personnel et anti chars aux “3R” par le groupe Wagner. Les russes ne sont pas fous à ce point. Les chinois eux se fichent complètement de cette guerre d’egos. Seul l’affairisme les intéresse.

En septembre 2019, Florence PARLY, la ministre française de la défense baissait la garde face à la Russie : “Nous sommes amis”. Mettant en apparence fin aux agitations anti-russes du breton bretonnant, Jean-Yves LE DRIAN, le ministre des affaires étrangères.

Mais le calumet de la paix fumé entre les deux partis n’étaient – cas de le dire – qu’un écran de fumée. 

Car en sourdine, la France ruminait déjà sa vengeance.

Et cible de choix, les blogs et media centrafricains, pauvres, sous informés, à la morale chancelante, et donc corruptibles à souhait, pour faire de la propagande anti-russe sur les réseaux sociaux. Et d’un côté, pour valoriser les tant bien faits de la France en Centrafrique. Alors que l’on sait que les échanges commerciaux entre la France et la RCA n’excèdent pas les 100.000 euros/an. La France n’étant plus le premier partenaire commercial de la RCA. 

Autre clé de voûte de la contre offensive française, la MONNAIE. Ce qui surprendra assez Faustin TOUADERA, en grand froid avec MACRON. Mais l’hexagone habile passe par des organes comme l’Agence française de développement (AFD), la MINUSCA qu’elle instrumentalise à travers Jean Pierre Lacroix le numéro deux de l’ONU pour les opérations de paix, Médecins sans frontières (MSF), l’armée française en soutien matériel et de formation des FACA, des bourses d’études an France pour des étudiants centrafricains etc….

Difficile donc pour Touadera, pourtant toujours méfiant, de refuser un tel afflux d’aide française. Mais pas le choix, son pays est en urgent besoin d’aide.

Et ce, d’autant plus que la France l’absout de ses turpitudes délictueuses et anti démocratiques (détournements de fonds publics, corruptions…)

LES RUSSES, PAS DES SAINTS NON PLUS

La bécasse centrafricaine étant bonne, il faut l’exploiter. Pendant plus d’un siècle, les français s’y sont attelés, pourquoi pas les russes  et les autres ?

En Centrafrique, les russes comme les chinois n’ont pas d’état d’âme. C’est le sort dévolu aux pays pauvres, mal gérés et sans défense.

Les centrafricains à longueur de publications sur les réseaux sociaux de s’enorgueillir des vastes et quasi sans limites des richesses du sous sol du pays. Mais à quoi servent des richesses qui ne sont pas exploitées ? C’est utopique.

Les autres eux y pensent et se donnent les moyens pour plumer le dindon.

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