Pays-Bas : Les 2 chefs Anti-Balaka livrés à la CPI, date de jugement connue.

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Deux pigeons “Anti-Balaka” à la CPI, pendant que les chefs de guerre de l’ex “SÉLÉKA”, jouissent d’une complète impunité et des bonnes grâces de la MINUSCA

Fernando CANCIO

LA HAYE [LNC] – C’est le 16 juillet dernier que, sur son site web, la CPI a annoncé que sa Chambre de première instance V, a programmé l’ouverture du procès dans l’affaire “Le Procureur c. Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona” pour le 9 février 2021. 

Cette date a été fixée par la Chambre après avoir examiné les observations respectives des parties et des participants, les droits des accusés, le temps nécessaire pour la divulgation des preuves et la protection des victimes et des témoins, ainsi que les circonstances particulières de la pandémie de coronavirus. Les victimes peuvent demander à participer à la procédure jusqu’à la fin de la présentation des preuves par l’accusation.

« Les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées par le Procureur à l’encontre d’Alfred Yekatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona », ont été «partiellement» confirmées lors de l’audience du 11 décembre 2019, d’où la décision de les renvoyer en procès.

Actuellement détenus par la Cour, Yekatom et Ngaïssona avait été interpellés, respectivement en novembre et décembre 2018, sur mandats d’arrêt internationaux.

Alfred Yekatom, alias « Rambo » était caporal-chef des Forces armées centrafricaines et membre du parlement. Il aurait commandé, selon la CPI, un groupe de près de 3000 membres au sein du mouvement « Anti-Balaka » et commis plusieurs crimes contre l’humanité, dont « meurtre, déportation, torture, persécution », ainsi que des crimes de guerre, dont « meurtre, torture, mutilations, attaques intentionnelles contre des populations civiles, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans, etc. ».

En ce qui concerne Patrice-Edouard Ngaïssona, il était le plus haut dirigeant et « coordinateur général national » des Anti-Balaka en RCA. Il est accusé de crime contre l’humanité, tels que « meurtre, extermination, déportation, viol, torture et autre actes inhumains».
Il est également accusé de crimes de guerre, tels que : « torture, traitement cruel, mutilation, atteintes à la dignité de la personne, pillage, attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, etc.»

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