“Afflux de combattants étrangers” en République centrafricaine : rapporte l’ONU

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Par AFP  

Les experts de l’ONU chargés de surveiller l’embargo sur les armes en République centrafricaine ont annoncé mercredi dernier un “afflux de combattants étrangers” dans le pays, juste avant les élections de la fin de cette année.

Le rapport annuel indique qu’une “série d’affrontements a été alimentée par des arrivées de combattants et d’armes étrangers, principalement en provenance du Soudan”.

“Le trafic d’armes régional s’est également poursuivi par d’autres voies”, a-t-il ajouté, appelant la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan à “renforcer leurs efforts pour lutter contre l’escalade des flux d’armes et de combattants étrangers” dans le pays.

L’une des nations les plus pauvres et les plus instables du monde, la RCA a dégénéré en effusion de sang après le renversement de l’ancien président François Bozizé en 2013.

Les combats ont depuis forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants du pays à fuir leurs maisons, et des milices rivales contrôlent la majeure partie du pays.

Une élection présidentielle est prévue en décembre 2020.

“La perspective d’élections représente une incitation supplémentaire pour les groupes armés à maintenir et à étendre leur contrôle sur le territoire”, a indiqué le rapport de l’ONU, qui servira de base au renouvellement de l’embargo sur les armes, en vigueur depuis 2013.

Deux groupes armés majoritairement peuls cherchent à étendre leur territoire pour maximiser la taxation des éleveurs saisonniers, a-t-il ajouté.

“L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, et Retour, réclamation et réhabilitation (3R), dirigée par Abbas Sidiki, ont élargi leurs zones de contrôle”, indique le communiqué.