Centrafrique : L’ONU et les USA font pression sur Touadera pour statuer sur le cas du “soldat” Bozizé

Français | English

Par  Gilles DELEUZE

PARIS [LNC] – Valse agitations diplomatiques en sourdine entre New York, Washington et Bangui, à propos de François Bozizé. Avec un mandat d’arrêt non exécuté à Bangui sur sa tête, plus des sanctions de l’ONU, François Bozizé est devenu persona non grata pour la communauté internationale. Et pour les USA, pas question de voir ce personnage “candidater” pour la prochaine présidentielle centrafricaine. Faustin Touadera étant mis au pied du mur pour résoudre le dilemme. Sous peine de nouvelles sanctions, et de sa propre invalidation.

Chassé honteusement du pouvoir par les Séléka en 2013, Bozizé depuis, devenu exilé errant est revenu au pays. Mais illégalement, et sous un faux nom.

Mais étrangement, le gouvernement de Touadera de ne piper mot, ni d’agir. Bozizé est libre comme l’air, et fait ce qu’il veut. Ce qui n’est pas vraiment du goût de tout le monde à l’international.

Interrogé récemment sur RFI sur ce dossier brûlant, Firmin NGREBADA le PM centrafricain, comme à son habitude, de botter en touche : “C’est l’affaire de la justice” répondait-il. Ce qui n’eut pas l’heur de convaincre la communauté internationale. Etant entendu, qu’il est bien connu que c’est l’actuel pouvoir en place qui instrumentalise la justice du pays à sa guise.

Dès lors, les options pour Touadera sont limitées au minimum. Soit, il met fin aux agitations et manœuvres de Bozizé en appliquant la loi, pour le faire arrêter, soit lui-même se met en porte à faux vis-à-vis de la communauté internationale. ce qui signifierait tout simplement sa fin politique.

La France dans son “TOUT CONTRE TOUADERA”, fut un moment tenté par un soutien à Bozizé. Mais la chose est devenue intenable.

© Août 2020 – LAMINE MEDIA – Tous droits de reproduction réservés