Coronavirus : la France dégage 1,2 milliard d’euros pour aider l’Afrique à faire face à l’épidémie ? Elle est où l’arnaque ?

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Gilles DELEUZE – Dr Fabiana  ÁLVAREZ

PARIS [LNC] – Le mercredi 8 avril, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, surprenait son monde à Paris devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, en annonçant que la France allait consacrer « près de 1,2 milliard d’euros » à la lutte contre la propagation du Covid-19 en Afrique. D’un coup comme ça, sorti de son chapeau breton. Des esprits chagrin trouveraient très suspect un tel et soudain élan de générosité. Surtout quand il est connu que la France n’est en Afrique que pour y défendre ses intérêts – une formule que Hollande remettra au goût du jour en Centrafrique. La France qui s’intéresserait d’un coup à la petite santé des africains ? Il y a nécessairement là, un coup fourré en préparation. Surtout à un moment ou elle fait face à la pandémie du Covid-19, et que l’Afrique n’est pas malade du tout du Coronavirus. les rares cas détectés sur le continent, ne proviennent que, de contaminations exogènes venues d’Europe ou d’Asie. Pourquoi alors s’inventer des malades imaginaires ailleurs, alors que l’on a sur place des vrais à traiter, et par milliers ?

Développant son idée, dans une jolie fumée de flou artistique, LE DRIAN d’annoncer  qu’il s’agira de redéployer « une partie substantielle de notre aide au développement sur les enjeux de santé et les enjeux alimentaires pour près de 1,2 milliard d’euros ». Une phrase creuse et opaque, tellement vague qu’on peut la prendre pas tous les bouts, ne voulant rien dire et tout à la fois.

Ce que même le pourtant dorénavant très conformiste “Le Monde” le quotidien parisien du soir, de ne pas manquer de relever : il s’agit d’annonces qui ne précisent pas si c’est de l’argent supplémentaire ou la réaffectation de crédits déjà prévus.”

Et comme s’il y’avait eu concertation préalable, l”Europe le même jour d’y aller également de sa manne généreuse. L’Union européenne (UE) en effet, de son côté d’annoncer l’octroi de « plus de 20 milliards d’euros » aux pays les plus vulnérables en Afrique,  et dans le reste du monde pour les aider à lutter contre la pandémie de Covid-19.

Mais, comme disait le président tchadien Idriss DEBY dans un grand moment de lucidité :

“il n’existe pas d’aide désintéressée.”

Urgence à se pencher urgemment sur le cas des africains ? Ah bon !

Au 15 avril, c’est-à-dire il y a moins de 48 heures, le continent africain tout entier, (et “c’est pas petit pays deh” comme on dit dans le maquis à Abidjan) comptait 894 décès confirmés pour 16.744 cas enregistrés, non pas selon le comptage de LNC, mais de la très vénérable Agence France-Presse (AFP).

DONC IL Y A BIEN UNE ARNAQUE DERRIÈRE CES ÉCRANS DE FUMÉE DE FAUSSE GÉNÉROSITÉ.

Et nous l’avons trouvée. En enquêtant jusqu’à tomber sur France Info, et sur la très passionnante interview (ci-dessous, plus bas, plus bas), du ci-devant Rémy Rioux,  exerçant le noble métier de haut fonctionnaire, en tant que directeur général de l’AFD, l’Agence Française de Développement.

Rémy Rioux

Et comme dans toute technique de manipulation des masses, il faut commencer par susciter la peur et l’angoisse, en inventant un truc qui fout bien les chocottes. Ainsi, bien conscients du fait que l’Afrique n’est pas touchée par le COVID-19, il faut arriver à vendre l’idée que “En Afrique rien encore ? Houlaaa, le pire est à venir !”

A ce jeu d’intoxication, LE DRIAN en fait des tonnes : « Il faudra sans doute envisager l’organisation d’un pont aérien humanitaire à partir de l’Europe pour transporter de l’aide. »

Au moins tout ça ! 

Et de supputer sur la pauvreté, sur les déficiences des structures médicales, du manque d’hygiène, sur l’insalubrité, etc…, pour justifier la perfide idée de l’anticipation par la prévention, et obligatoirement, par la vaccination (subodorant inévitablement que comme d’habitude, ce sera sur les africains que l’on jouera au docteur maboul. Ce qui n’est comme on le verra plus bas, ni une première, ni une dernière.)

Donc tout cet enfumage, c’est pour vendre aux africains le principe de tests sur eux d’un vaccin encore inexistant, en leur inoculant la maladie, pour dire les choses clairement, histoire de voir comment réagit la bête.

Ce tableau là est implicitement quand ce n’est pas explicitement avoué dans l’interview par Rémy Rioux.

Ecoutons-le et décodons !

L’Opération a pour nom de code : “Covid-19, Santé en commun”. C’est très vendeur. Comme la “Barbarossa” d’Hitler en 41, avant de se prendre une rouste par les russes. Enfin, pas lui, les pauvres bougres qu’il avait envoyé là bas.

L’idée, rassembler l’argent, le 1,2 milliard (pourquoi ce montant là et pas un autre, mystère). Et ensuite, faisant d’une pierre deux coups, d’en profiter pour inoculer aux “guinea pigs” tout un tas de salopris.

Et où le trouver le pognon ? Eh ben, c’est là qu’est le nœud de l’arnaque. Une partie provenant des impôts des français, dixit Rioux. Mais vous n’êtes pas obligés de le croire, c’est probablement du pipeau.

Parce que, Rioux le dit très clairement, il ne s’agit que d’une banale opération financière d’enrichissement sur le dos des africains. Citons Rioux : “Les investisseurs nous ont confié leurs financements, et on va s’en servir pour les prêter dans les pays pauvres.”

Il a dit “PRÊTER“, pas “DONNER“.

Et des fois qu’il serait mal compris, il martèle : “On a bien sûr les procédures d’une banque, d’une institution financière.” Si vous aviez un doute sur l’arnaque de grande ampleur qui se prépare, là, il est levé.

Il n’est donc  nullement question d’aide à qui que ce soit, mais d’exploitation de la pauvreté.

Mais ceci n’est que le volet numéro un du piège. Il y a son complément. Consistant à, comme suggéré déjà, mais là sans se cacher de “cobayiser” les africains pour des essais de créations de vaccins. Aucune surprise, MSF, Médecins Sans Frontières le faisait régulièrement à l’insu de ses patients en Afrique ou en Asie. Certainement pas en Occident, c’est interdit.

Aveu de Rioux : “ce que l’on veut faire nous, c’est renforcer la recherche, la surveillance épidémiologique, parce qu’on ne sait pas très bien ce qui se passe en Afrique.”

Traduction : On va faire des tests médicaux sur ces africains qui vivent sans problème avec des virus, pour que cela nous serve à trouver nos propres médicaments.

‘Ces pays ont l’habitude de vivre avec des virus.” Précise bien Rioux.

Et si vous aviez encore un doute, il précise bien : ” il y a (les africains, NDLR) aussi une capacité à faire face à ce type d’épidémie, de pandémie, et quand on va voir comment ça se passe, on va aussi en tirer des bénéfices.”

Et comment saura-t’on le “comment ça se passe” sans tripatouiller les corps des africains ou/et, en les abreuvant de poisons ?

Rioux toujours : “On échange des solutions, puisque nous n’avons pas trouvé encore la façon de répondre à cette grande crise sanitaire….On peut les aider, mais ils vont nous aider aussi. On va trouver ensemble des solutions.”

Des solutions à quoi ? Les africains ont-ils demandé quelque chose ?

Concrètement cela se passe comment ? “Ca passe par des liens, qu’on va construire entre les acteurs français, les ONGS, les centres de recherche.”

En clair, les laboratoires comme les Instituts Pasteur en Afrique, les hôpitaux, les centres de recherche africains, seront financés pour être mis à contribution pour aider à trouver le/les vaccins  qui sauveront les occidentaux. Car Rioux l’avoue, cela ne concerne pas les africains, ils ne sont pas malades : “il y a dans les populations africaines, dans les systèmes de santé africains, une capacité à faire face..” Donc à naturellement pouvoir résister au virus.

Voilà pour la phase deux, l’autre volet de l’arnaque.

Les deux volets étant liés, Rioux toujours d’insister par cette phrase énigmatique : “L’argent devra être dépensé avant l’été.”

Pourquoi dire cela, si ce n’est pour faire comprendre que les expérimentations en Afrique devront démarré au plus vite.

LA SYNTHÈSE DE TOUT CELA C’EST ÇA :

Conclusion ubuesque, les africains vont être contraints de s’endetter auprès de la France, pour avoir un argent venant accroître encore leur niveau déjà élevé d’endettement. Et argent qu’ils devront dépenser obligatoi-rement avant l’été (juillet). Et ceci, banane sur le gâteau, bien que sans rapport, pour se prémunir d’une maladie dont ils n’ont que faire, puisque globalement immunisés naturellement contre, mais et c’est là le mais, que le blanc a décidé d’autorité, en grand voyant qu’il est (Nostradamus est né en France hé !), que cela allait  très bientôt les toucher, et à grande échelle. 

La note finale, l’hypocrisie consommée de  Jean-Yves Le Drian dans sa fausse indignation sur disait-il, les « propos choquants et même moralement et humainement scandaleux, sur des expérimentations qui, supposément, devraient se faire sur des Africains ».  Sur LCI, deux chercheurs français suggéraient en toute innocence et bonhomie que l’Afrique pourrait servir de laboratoire pour des tests de vaccin contre le Covid-19.

Rien de surprenant, cela s’est fait, et se fait toujours. Et LE DRIAN le sait parfaitement, lui qui en plus, s’apprête à relancer la machine à cobayes.

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