Centrafrique : Rire ! Quand l’Accord de paix de Khartoum continue de partir en sucette ! SIDIKI désormais aux abonnés absents

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V.M

BOUAR [LNC] – Mardi dernier, Touadera, en grandes pompes, avec flonflons et soldats chamarrés, et bien évidemment sur son tapis rouge, était à Bouar pour lancer la cérémonie officielle de sortie des éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) de la région de l’ouest. Un événement qui prit un retard de 3 mois, du fait de l’oubli de ces “soldats” issus des groupes armés rebelles qui s’étaient mis en grève, en menaçant de mettre le feu dans la région, s’ils n’étaient pas plus pris en considération. Mais le feu viendra quand même, avec la disparition à l’issue de la cérémonie, d’Abbas SIDIKI, alias “Iznodoud”, le chef rebelle des “3R”, mais signataire de l’accord de Paix de Khartoum. Un scénario ubuesque qui ne peut se vivre qu’en RCA.

Et lors de cette cérémonie de revue de troupe, dont bon nombre faisait partie des “3R” de SIDIKI,  ce dernier, présent, mais en retrait, aux côtés du ministre de l’intérieur, laissait la vedette à Touadera.

Mais à l’issue, juste après le départ de Touadera, Abbas SIDIKI prendra la clé des champs.

QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Selon une théorie fumeuse et irréaliste de Radio Ndeke Luka, SIDIKI se serait vexé de ne pas avoir pu approcher Touadera, repoussé par la garde présidentielle. Ce qui est juste faux.

Car en fin de soirée, l’on apprendra qu’en vérité, le coup de la fuite de SIDIKI avait été préparé avec minutie et bien en avance.

Accompagné de sa garde rapprochée, Ils désarmeront les gendarmes en faction, pour s’enfuir avec ses éléments de l’USMS fraîchement formés, pour prendre la direction de la ville de Koui dans l’Ouham-Pendé, en empruntant l’axe vers le village de Bessan.

Corollairement, on apprendra également que préalablement, des mouvements des troupes des “3R”  convergeaient vers Koui, en partant de ABA et de NIEM.

Preuve donc que tout ceci était prémédité.

MAIS POURQUOI ?

Abbas SIDIKI, signataire du dit Accord de paix de février 2019, vient de donner un coup de canif, comme d’autres avant lui, dans cet accord qu’à sons de trompettes le gouvernement centrafricain, à l’unisson de l’union Africaine et de différentes entités internationales, vendaient aux centrafricains comme étant la solution ultime pour le retour de la paix en Centrafrique.

Et en passant, un autre signataire de cet accord, Ali DARASSA, mais lui jouissant d’une totale impunité, est actuellement en train de tenter d’envahir la ville d’Obo. Bien évidemment, au mépris total de son engagement pour le DDR. Et pas DDRR, le “R” de plus étant “RETOUR” chez soi. Et à Bangui, personne n’a la volonté de renvoyer DARASSA chez lui au Niger. C’est ainsi.

Alors pourquoi SIDIKI a-t’il de nouveau repris le maquis ?

De Joseph DECALO notre correspondant à Bouar, il redoutait que cet accord lui rogne ses pouvoirs sur l’Ouest centrafricain, et conséquemment puisse affecter ses juteuses affaires dans la zone. L’homme étant semi-illettré, il ne comprendrait rien à ces titres de ministres, de ministres délégués et autres. Etre sur le terrain pour piller, exploiter des ressources, tuer à l’occasion, serait tout ce qui l’intéresserait.

CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE 

Nous comme des politiciens et politiciennes centrafricain(e)s comme Jean Serge Bokassa ou Marie-Reine Hassen, pour ne citer que ceux là parmi tant d’autres, avions d’entrée dénoncé cet accord comme étant un deal de dupes. Car négocier en étant en situation de faiblesse est un leurre. Et plus que tout, comme le soutient toujours le Colonel Pierre DE LACAN : “ON NE NÉGOCIE JAMAIS AVEC DES TERRORISTES”.

Plus vulgairement, nous conclurons par ceci : Il faut vraiment avoir du caca dans les yeux pour signer une telle idiotie.

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