CHRONIQUE/LA RCA, PAYS DES EXCES !

Dans un pays démocratique, il existe des institutions et organisations qui contribuent à l’animation de la vie dans diverse secteurs. C’est le cas des syndicats et des partis politiques. En RCA, ces deux institutions sont vécues de manière toute particulière. La création d’une centrale syndicale doit respecter certaines étapes. Tout commence par la mise en place des syndicats de base, puis des fédérations, et unions préfectorales.

Les centrales syndicales ou confédérations ne peuvent voir le jour que lors d’un congrès constitutif au cours duquel sont adoptés les tentes de base (les statuts et le Règlement Intérieur) et élus les membres du bureau exécutif national pour un mandat de 2, 3 ou 4 ans. Il est à noter que pendant tout ce processus, les employeurs ou le gouvernement ne doivent pas intervenir

Force est de constater qu’en RCA, la plus part des organisations syndicales ne respectent pas la procédure habituelle ; on se contente de mettre en place le bureau exécutif national, exactement comment quelqu’un qui commencerait à grimper un arbre à partir des branches !
D’ailleurs beaucoup de syndicats sont l’émanation des pouvoirs publics qui préfèrent diviser les travailleurs pour les affaiblir, plutôt que de répondre favorablement à leurs légitimes revendications.
Alors que sur le plan mondial, la tendance est à l’unité syndicale, la RCA, avec 25.000 fonctionnaires et quelques milliers d’employés dans le secteur privé compte à ce jour 10 centrales syndicales ! Sur le plan politique, la situation est pire : la RCA, peuplée de 4.000.000 d’habitants compte plus de 50 partis politiques, alors que les USA avec plusieurs centaines de millions d’âmes n’ont que deux grands partis n’ont aucune éthique politique ; ils sont crées pour appuyer éternellement les partis au pouvoir.
Certains partis qui ont plus de vingt ans d’âge n’ont fait que soutenir les autres ; hier le MLPC, aujourd’hui, le KNK et demain, le parti qui va détrôner le KNK. Pourtant, on crée un parti pour conquérir et exercer le pouvoir !

LE CONFIDENT