Bangui : Rencontre pour renforcer les techniques de prévention de conflits

M. Gervais Lakosso, coordonnateur du comité technique de groupe de travail de la société civile et de la crise en RCA fait un bilan sommaire de ces trois jours de formation.

L’aa de la société civile sur le renforcement de la capacité en technique de prévention et de résolution pacifique de conflits, auquel ont pris part des activistes de droits de l’homme, des journalistes, des artistes comédiens et des religieux dans la salle de conférence du RJDH vient de prendre fin à Bangui.
«Cet atelier de formation a permis aux participants d’acquérir les notions sur les techniques de résolutions et de prévention de conflits.
Ces notions ont été enseignées par un expert espagnol qui a beaucoup mis en exergue son expérience dans les cas similaires. Les membres de la société civile centrafricaine ont entretenu les participants respectivement sur les accords de Libreville, la communication en temps de crise et la communication par les arts», a-t-il expliqué.
Il a fait savoir que les arts sont l’un des supports les plus adaptés à une communication en temps de crise, à une communication qui vise à instaurer la paix dans l’esprit des gens. Pour lui, les arts ont cette magie d’atteindre l’esprit de l’homme et y inscrire un message.
«Il était question d’entretenir les participants et leur monter les concepts, les démarches et comment on effectue une communication par les arts lors des crises», a-t-il ajouté.

«J’ai déjà assisté à plusieurs fois à des ateliers sur le renforcement de capacité en prévention de conflits, mais celui-ci est très important pour nous à un moment où les choses sont peu stables en Centrafrique.
L’expert espagnol nous a défini ce que c’est qu’un conflit, ses racines, et comment y trouver des solutions. Le troisième jour est consacré aux exercices pratiques sur ‘’comment gérer les conflits par la médiation, la compromission et les différents moyens’’.

“Après cette formation, nous allons être devant les scènes pour expliquer ce savoir-faire aux autres formateurs», a témoigné André Mormandji Boubale, activiste des Droits de l’Homme et l’un des participants à l’atelier de formation.
Pour Arsène Jonathan Mosseavo, journaliste et l’un des participants « c’est une bonne chose que toutes les entités soient représentées à cet atelier. Elles peuvent, chacune dans leur compétence apporter leur contribution dans la résolution et la prévention de conflits en Centrafrique.
En tant que journaliste, nous allons essayer d’expliquer à nos éditeurs le contenu des accords politiques de Libreville, les points forts et les points faibles. Nous sommes aussi appelés à faire la restitution de toutes les activités qui vont suivre cet atelier ».

RJDH-RCA