LA SCHIZOPHRÉNIE DE NICOLAS TIANGAYE

Un Gouvernement d’Union décrété par le Président unilatéralement, qui porte bien son nom de GUN (Revolver) posé sur la tempe de tout le monde.
Un Premier ministre disant ne pas s’y retrouver, ni même le tolérer, tout disant le contraire: “C’est un soulagement”.
Une Séléka qui d’entrée a dénoncé un tripatouillage de Bozizé, et n’a pas hésité à en référer au médiateur congolais.

Tels sont quelques uns des paradoxes de la politique centrafricaine se disant d’union.

Un seul joue au grand écart, le Premier ministre, pour sauver ce qui peut l’être, les apparences.
“Les acteurs politiques ont fait preuve de maturité en faisant beaucoup de concessions” disait-il.

De quels acteurs parle-t’il ?
Ca tire à hue et à dia, dans des sens contraires. Le Président et sa bande d’un côté, la Séléka de l’autre ne cessant de dénoncer des magouilles.
Gouvernement se définissant de transition, s’affirme surtout comme un champ de bataille sur lequel tous les coups sont permis.

Fabienne Álvarez
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