Centrafrique : Bangui, “La marche des moutons” et des fautes d’orthographe anti-DOLOGUÉLÉ

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Par Michal MAMADOU

BANGUI [LNC] – La démocratie à la mode TOUADERA, c’est d’envoyer des satrapes pour aller vilipender les opposants les plus dangereux. C’est ce qui est arrivé ce matin à Bangui avec Blaise Didacien KOSSIMATCHI, le griot décérébré en chef du président. L’homme, avec la complicité des forces de l’ordre, de lancer quelques centaines de personnes dans les rues de la ville pour aller manifester pour la levée de l’immunité parlementaire de DOLOGUÉLÉ, l’opposant le plus fervent de Touadera. Aux motifs farfelus d’ « injures publiques » et de « tentative de coup d’État en 2017». Ben voyons ! Autant dire du gros n’importe quoi !

Ce fut sur l’avenue des martyrs menant au devant de l’Assemblée nationale, puis, sur l’avenue de l’indépendance, que les braillards rassemblés ont manifesté pour aller remettre un pseudo mémorandum et un mouton (si ! si !) au Premier vice-Président de l’Assemblée nationale sous forme d’ultimatum.

LES MOUTONS

Le nom “moutons” de la manifestation serait dû à des propos attribués à DOLOGUÉLÉ, pour avoir traité les centrafricains de “Moutons”. Ce qui n’a pourtant jamais été avéré ni prouvé.

Du coup, des slogans bourrés de fautes d’orthographe :  « Dologuélé, le peuple centrafricain n’est pas de mouton. Dégage! », « Doleguele devant la barre pour injure au peuple centrafricain », « Dologuele alias 10 %, prédateur de la république »,  ou encore « Dologuele, criminel du peuple centrafricain ».

Or la veille, le ministère de l’intérieur avait interdit la manifestation. Qu’à cela ne tienne, ils y sont allés quand même.

Et avec la complicité des forces de l’ordre, qui contenaient les militants de DOLOGUÉLÉ tentant de faire une contre manifestation, mais qui laissaient libre court aux pro-TOUADERA.

C’est la démocratie à la sauce TOUADERA.

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