HUMEUR/Touadera, le mouton de la Tabaski des Séléka ?

Par Firmine YABADA

La phrase date d’hier soir à Khartoum d’un diplomate Ouest-africain observateur de l’ONU, se confiant sous couvert d’anonymat, à l’énoncé de ce “moratoire” de paix des braves : “Cette affaire c’est tout simplement le président Faustin TOUADERA qui se fait tondre comme un mouton par ces groupes rebelles qui ont gagné en ne cédant sur rien.
Ils savaient parfaitement que l’amnistie ne passerait pas.
Un écran de fumée pour détourner l’attention sur ce que eux contrôlent, et qui reste intact. Ceci n’est pas un accord, c’est une plaisanterie.
Le plus triste c’est que tous ici applaudissent ce qui n’est qu’un casse réussi.”

– Pourquoi le dire à nous et pas publiquement à tous ?

“Ce n’est pas mon rôle. Je sortirai là de ma mission.”

L’OPÉRATIONNALISATION DE TOUT ÇA ?

Lors de ces négociations, le gouvernement centrafricain l’a joué passif. Il n’a rien obtenu, puisqu’il n’a ni rien proposé, ni rien exigé.
Et justement, il va repartir de Khartoum fracassé. Beaucoup de têtes ne seront plus là dans quelques semaines.

Pour les rebelles, toujours la même recette qui marche, brandir l’idée de “gouvernement d’union” pour pouvoir gangrener le système de l’intérieur, et faire imploser l’adversaire.

Et ça fonctionne toujours. Puisque ceux d’en face sont assez stupides pour accepter de se faire piéger de la sorte.

Les perspectives politiques centrafricaines se dessinent déjà : Bienvenue au FAR WEST !

PILE, JE GAGNE ! FACE, TU PERDS !

Là, il va falloir oublier l’idée de voir disparaître de Centrafrique les groupes armés.

LES COCUS DE L'AFFAIRE
Ces types de pourparlers prétendument de paix, n’ont pour effets pervers que de les sacraliser et les banaliser dans le paysage centrafricain.

La faute à qui ?

Certainement pas du pouvoir centrafricain à 100%, qui sous tutelle d’autrui, n’y a aucun intérêt, mais de la COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, véhiculée en RCA par la MINUSCA.

L’on a beau tourner la problématique dans sa tête dans tous les sens, que de “solutions” à cette crise n’arriveront jamais en cédant systématiquement aux prétentions de criminels sans foi ni loi.
Un constat ne semblant pas troubler les gros cerveaux de l’ONU ou/et d’Europe ou de l’Union Africaine.

Et être fou pour leur faire confiance.
Ou alors faire un grand bond dans la foi !

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