DÉPẾCHE : Ali DARASSA “J’ai été obligé de signer le procès verbal du huis clos, sous les menaces de Ngrebada”

 

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Par Michal MAMADOU

BANGUI [LNC]  – Retournement de situation dans l’affaire de la relocalisation de DARASSA par le gouvernement à BAMBARI. Dans un communiqué de l’UPC qui vient à peine de nous parvenir, Ali DARASSA y fait une mise au point, en annonçant son désengagement du dit procès verbal. Et précisant que ce fut Firmin Ngrebada qui sous les menaces de le bloquer à Bangui, l’avait contraint à signer ce document dont il ne voulait pas. Un désaveu de plus pour le pouvoir de TOUADERA, amenant de l’eau au moulin d’ALKATIM, qui déjà, parlait de “manipulations des groupes armées par le gouvernement”. Comme NGREBADA avait annoncé qu’il tiendrait l’opinion au courant de la suite de ses relations obscures, et manifestement agitées avec les bandes armées, sa réaction sur cette brutale mise en porte à faux par Ali DARASSA est donc très attendue.

Oh vent mauvais pour le gouvernement centrafricain, “que va-t’il rester de nos amours ?”

A l’évidence, la volonté de TOUADERA d’instrumentaliser les bandes armées à son profit politique, et en les présentant comme des trophées de guerre ne fonctionne pas. Les manipulés refusent d’être dociles.

Dans son fief à Bokolobo, Darassa a été clair. Il aurait refusé de parapher le document de Ngrebada rédigé d’avance : “Tant que ce procès verbal n’est pas signé, il ne partira pas de Bangui. C’est sous cette pression” qu’il a été “contraint de signer le document.”

Ajoutant enfin qu’il dénonçait “ce genre de pratique devant la communauté nationale et internationale.”

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