Centrafrique : Ali DARASSA, réconforté, et prochainement réinstallé à Bambari, avec les honneurs de la République

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Par Michal MAMADOU

BANGUI [LNC]  – En date du 25 juillet 2020, à la primature à Bangui, le premier ministre Firmin NGREBADA, a convoqué une réunion dite à “huis clos”, avec les facilitateurs et les garants de la résolution de la crise centrafricaine, mais surtout, avec M. Ali DARASSA, objet de la dite réunion. Et il en est ressorti que, citons le Procès verbal, que : “Le gouvernement s’engage à créer les conditions pour l’installation de M. Ali DARASSA à Bambari, à l’exemple de M. Sidiki ABASS. Ainsi que le renforcement d’un mécanisme efficace de communication et de consultation permanente entre le gouvernement et les leaders des ex groupes armés, l’UPC en occurrence.” Si certains entretenaient encore l’illusion de l’éradication des bandes armées criminelles en Centrafrique, c’est raté. Le pouvoir de Touadera vient d’en décider tout autrement. Aux victimes de ces assassins, il ne leur reste plus que leurs yeux pour pleurer.

Ce qui quelque part est troublant, c’est de constater la présence à cette réunion, d’Adolphe NAHAYO de la CEEAC, de  Mathias BERTINO-MATONDO de l’Union Africaine,  et de Denise BROWN, la représentante de l’ONU

Autant donc dire que cette étrange volonté du pouvoir centrafricain en place de légitimer et de conforter les bandes armées en Centrafrique, et de facto, de leur accorder l’impunité, a bien reçu l’aval de la communauté internationale. 

La question pertinente restant est celle de la perspective d’avenir du Centrafrique en de telles conditions.

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